L’essentiel à retenir
- L’hygiène alimentaire en restauration repose sur les règlements européens du paquet hygiène et sur leur déclinaison en droit français, principalement dans le code rural et de la pêche maritime.
- Un plat chaud se maintient à plus de 63°C jusqu’au service, un plat froid à 3°C ou moins, avec une tolérance jusqu’à 10°C pendant moins de deux heures avant le service (arrêté du 21 décembre 2009).
- Tout établissement de restauration commerciale doit compter dans son effectif au moins une personne formée à l’hygiène alimentaire, obligation portée par l’article L. 233-4 du code rural et par le décret n° 2011-731 du 24 juin 2011.
- Le règlement (CE) n° 852/2004 impose à chaque exploitant des procédures fondées sur les principes HACCP, formalisées dans le plan de maîtrise sanitaire de l’établissement.
- Depuis le 1er janvier 2024, la sécurité sanitaire des aliments relève d’une police sanitaire unique portée par la direction générale de l’alimentation (DGAL). Les résultats des contrôles sont publiés sur le site Alim’confiance.
- Le non-respect des règles d’hygiène est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 €, et peut conduire à une fermeture administrative en cas de danger pour la santé publique.
Les normes d’hygiène en restauration reposent sur un socle européen, le paquet hygiène, décliné en France par le code rural et de la pêche maritime. Elles portent sur cinq obligations : maîtriser les températures, former le personnel, concevoir et entretenir un local conforme, assurer la traçabilité des denrées et documenter vos autocontrôles dans un plan de maîtrise sanitaire. Ce guide reprend chaque obligation, le texte qui la fixe et ce que vérifie un inspecteur lors d’un contrôle sanitaire.
Le cadre réglementaire de l’hygiène en restauration
Deux niveaux de textes encadrent l’hygiène des denrées alimentaires. La réglementation européenne s’applique directement dans tous les États membres : les exigences européennes du paquet hygiène valent pour un restaurant de quartier comme pour une cuisine centrale. La loi française complète ces normes et réglementations sur les points que l’Europe laisse à la main des États : la déclaration des établissements, la formation, les températures et les sanctions.
Le paquet hygiène, socle européen
Le paquet hygiène est l’ensemble de règlements européens entrés en application le 1er janvier 2006, qui unifient les exigences d’hygiène des denrées alimentaires sur tout le marché intérieur. Quatre textes concernent directement un établissement de restauration.
- Règlement (CE) n° 178/2002. Il pose les principes généraux du droit alimentaire. Son article 17 place la responsabilité de la sécurité des denrées sur l’exploitant, son article 18 impose la traçabilité à toutes les étapes.
- Règlement (CE) n° 852/2004. Il fixe les règles d’hygiène des denrées alimentaires. Son article 5 impose des procédures fondées sur les principes HACCP, son annexe II les prescriptions applicables aux locaux, aux équipements, aux déchets et au personnel.
- Règlement (CE) n° 853/2004. Il ajoute des règles spécifiques aux denrées d’origine animale, dont l’agrément sanitaire des établissements concernés.
- Règlement (UE) 2017/625. Il organise les contrôles officiels réalisés par les autorités des États membres.
Le code rural et la réglementation française
La loi française décline ces exigences européennes sans les remplacer. Le code rural et de la pêche maritime porte l’obligation de formation à l’hygiène alimentaire (articles L. 233-4 et D. 233-11 et suivants), la déclaration des établissements qui manipulent des denrées d’origine animale, et les dispositions pénales applicables en cas de manquement (articles L. 237-2 et R. 237-2).
L’arrêté du 21 décembre 2009 complète l’ensemble sur le point le plus contrôlé en cuisine : les températures de conservation des produits d’origine animale et des préparations culinaires élaborées à l’avance. Pour le détail méthodologique de la démarche HACCP, consultez notre guide sur les règles d’hygiène et HACCP à appliquer en cuisine.
Qui est concerné et quelles formalités remplir ?
Le paquet hygiène s’applique à tout exploitant du secteur alimentaire, quelle que soit la taille de la structure. La restauration commerciale (restauration traditionnelle, restauration rapide, vente à emporter, cafétérias et libres-services), la restauration collective et les commerces alimentaires relèvent des mêmes règles d’hygiène. Les obligations administratives, elles, varient selon ce que vous faites de vos denrées.
La déclaration d’activité auprès de la DDPP
Tout établissement qui manipule des denrées d’origine animale doit se déclarer avant son ouverture auprès de la direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) de son département. Cette déclaration de manipulation de denrées animales se fait par formulaire cerfa. Elle couvre la remise directe au consommateur final, donc le service à table, au comptoir et la vente à emporter.

L’agrément sanitaire, au-delà de la remise directe
L’agrément sanitaire devient obligatoire dès que vous cédez des denrées d’origine animale à d’autres établissements, par exemple si vous fournissez un autre restaurant ou un commerce. Il est délivré par la DDPP après instruction d’un dossier qui comprend votre plan de maîtrise sanitaire. Une dérogation existe pour les faibles quantités cédées à des commerces de détail locaux.
Permis d’exploitation, licence et formation hygiène : trois documents différents
Le permis d’exploitation relève du code de la santé publique et de la vente d’alcool. Il s’obtient après une formation de 20 heures réparties sur au moins 3 jours, vaut 10 ans, et conditionne la délivrance de la licence de commercialisation des boissons correspondant à votre activité. Il ne dispense en rien de la formation à l’hygiène alimentaire.
Le « permis d’hygiène » circule dans les moteurs de recherche sans correspondre à aucun document réglementaire. Ce que la loi française exige, c’est la présence d’une personne formée à l’hygiène alimentaire dans l’effectif de l’établissement.
La formation à l’hygiène alimentaire, une obligation pour chaque établissement
Chaque établissement de restauration commerciale doit compter dans son effectif au moins une personne ayant suivi une formation en hygiène alimentaire. L’obligation figure à l’article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime, son champ d’application au décret n° 2011-731 du 24 juin 2011, applicable depuis le 1er octobre 2012. Elle se compte par établissement, donc par numéro SIRET : une entreprise qui exploite trois sites doit disposer d’une personne formée sur chacun d’eux.
La formation dure 14 heures. Son programme couvre les aliments et les risques pour le consommateur, les fondamentaux de la réglementation, et le plan de maîtrise sanitaire. Une partie se déroule obligatoirement en présence des stagiaires, à raison de 2 heures minimum par séquence de 7 heures, ce qui exclut une formation hygiène alimentaire en e-learning intégral.
Deux situations dispensent l’établissement de cette obligation. Une personne de l’effectif justifie d’au moins 3 ans d’expérience comme gestionnaire ou exploitant dans une entreprise du secteur alimentaire. Ou elle détient un diplôme ou titre à finalité professionnelle figurant sur la liste de l’arrêté du 18 novembre 2024, délivré après le 1er janvier 2006.
Deux points ont changé récemment. Depuis le 1er février 2026, seul un organisme de formation autorisé par le préfet de région peut dispenser cette formation professionnelle. Et depuis juin 2024, l’attestation remise au stagiaire ne peut plus porter de mention HACCP, alors que l’usage courant parle toujours de formation HACCP ou de formation hygiène HACCP.
Le détail de l’obligation, des dispenses et des critères de choix d’un organisme est traité dans notre guide dédié à la formation HACCP et hygiène alimentaire.
Maîtriser la chaîne du froid et la chaîne du chaud
L’arrêté du 21 décembre 2009 fixe les seuils applicables de la réception des marchandises jusqu’au service. Le maintien au chaud impose une température d’au moins 63°C jusqu’à l’assiette, la liaison froide une conservation à 3°C ou moins. Ces températures de conservation structurent l’organisation de votre cuisine et les relevés que vous devez pouvoir présenter.
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Situation |
Seuil réglementaire |
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Maintien au chaud, jusqu’au service |
Plus de 63°C |
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Refroidissement rapide après cuisson |
De plus de 63°C à moins de 10°C en moins de 2 heures |
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Remise en température |
De 10°C à plus de 63°C en moins d’une heure |
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Préparations culinaires élaborées à l’avance, en liaison froide |
3°C ou moins |
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Service des plats froids |
Tolérance jusqu’à 10°C pendant moins de 2 heures avant le service |
Source : arrêté du 21 décembre 2009.
Pour la conservation des aliments que l’arrêté ne vise pas, la température applicable est celle indiquée par le fabricant sur l’étiquette. Elle prime sur toute règle générale.
Ces seuils déterminent votre équipement. Une chambre froide et des armoires réfrigérées suffisent au stockage, mais le passage de plus de 63°C à moins de 10°C en deux heures suppose des cellules de refroidissement dès que vous produisez à l’avance : il faut refroidir rapidement, sans palier à température ambiante. Le contrôle des températures des chambres froides et des enceintes chaudes se fait à chaque service et se consigne sur des fiches de contrôle datées, conservées et présentées en cas d’inspection.
La rupture de la chaîne du froid est le premier facteur de perte de denrées et de risque sanitaire en cuisine : nous détaillons ses causes et ses conséquences dans un article dédié.

Le système HACCP et le plan de maîtrise sanitaire
HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point), soit analyse des risques et maîtrise des points critiques, est la méthode qui identifie les dangers pesant sur les denrées, désigne les étapes où ils se jouent et fixe les mesures qui les maîtrisent. Le règlement (CE) n° 852/2004 impose à tout exploitant des procédures fondées sur ce système HACCP. On parle aussi de protocole HACCP ou d’HACCP alimentaire pour désigner la même démarche.
Le plan de maîtrise sanitaire (PMS), parfois appelé dossier d’hygiène, est le document qui rassemble tout cela. Il réunit trois volets : les bonnes pratiques d’hygiène, le plan HACCP proprement dit, et le système de traçabilité et de gestion des non-conformités.
- Bonnes pratiques d’hygiène : marche en avant, plan de nettoyage et désinfection, hygiène et tenue du personnel, lutte contre les nuisibles, maintenance des équipements.
- Plan HACCP : analyse des dangers, points critiques, limites à respecter, système de surveillance et actions correctives.
- Traçabilité et non-conformités : réception des marchandises, numéros de lot, dates limites de consommation, procédure de retrait et de rappel.
La marche en avant organise la circulation des denrées du sale vers le propre, sans croisement entre les produits qui entrent et les préparations prêtes à servir. Quand la surface du local ne permet pas cette séparation dans l’espace, elle s’organise dans le temps, avec un nettoyage et une désinfection entre chaque phase de travail.
Fiches techniques des produits, procédures standard de nettoyage, fiches de contrôle des températures et relevés d’autocontrôles forment le dossier que vous présentez à l’inspecteur. Le support est libre : classeur papier ou application dédiée, la réglementation ne l’impose pas. Notre guide sur la méthode HACCP détaille les 7 principes et leur mise en œuvre.
Prévenir la contamination croisée et les risques microbiologiques
La contamination croisée est le transfert de micro-organismes depuis un produit cru, une main ou une surface vers une denrée prête à consommer. C’est le mécanisme à l’origine d’une large part des toxi-infections alimentaires collectives, et le point que la marche en avant traite en priorité.
Entre 3°C et 63°C s’étend la zone de danger, la plage de températures où les bactéries pathogènes se multiplient rapidement. Salmonella, Listeria monocytogenes, Escherichia coli et Staphylococcus aureus sont les germes les plus souvent recherchés dans les analyses de microbiologie des aliments.
Le règlement (CE) n° 2073/2005 fixe les critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Ce sont ces normes microbiologiques que vérifie le dénombrement microbien réalisé sur un prélèvement par un laboratoire. Des normes chimiques encadrent en parallèle les résidus de produits de nettoyage et les contaminants des matières premières.
Les matériaux d’emballage et tous les matériaux destinés à entrer en contact avec les produits alimentaires relèvent du règlement (CE) n° 1935/2004 : ils doivent être aptes au contact alimentaire, ce que signale le pictogramme verre et fourchette.
Cinq réflexes couvrent l’essentiel des risques sanitaires liés à la manipulation.
- Séparer les planches, ustensiles et zones de travail entre produits crus et produits prêts à consommer.
- Stocker les produits crus sous les produits cuits ou prêts à servir dans les enceintes réfrigérées.
- Décongeler au réfrigérateur, jamais à température ambiante, et ne jamais recongeler un produit décongelé.
- Se laver les mains à la prise de service, après manipulation de déchets, de produits crus ou d’emballages, et à la sortie des sanitaires.
- Stocker les produits d’entretien à l’écart des denrées, dans un placard ou un local dédié.
Local, équipement et gestion des déchets
L’annexe II du règlement (CE) n° 852/2004 fixe les prescriptions applicables au local et à l’équipement. L’objectif est de rendre le nettoyage possible et le croisement des flux évitable.
- Des surfaces lisses, lavables et non poreuses pour les plans de travail, les sols et les murs des zones de production.
- Un lave-mains équipé de savon et d’essuie-mains à usage unique, à commande non manuelle, distinct du bac de lavage des denrées.
- Un système de ventilation adapté, qui évacue les vapeurs de cuisson sans créer de flux d’air d’une zone sale vers une zone propre.
- Des sanitaires qui ne donnent pas directement sur la cuisine ni sur les zones de stockage des denrées.
- Un plan de nettoyage et de désinfection écrit, qui indique pour chaque surface le produit, la dilution, la fréquence et le responsable.
La gestion des déchets suit la même logique. Le chapitre VI de l’annexe II impose de retirer les déchets alimentaires des locaux aussi vite que possible et de les déposer dans des conteneurs dotés d’une fermeture, faciles à nettoyer et à désinfecter. L’accès au local poubelle ne doit obliger personne à traverser la cuisine ou la salle.
Le volet pratique du nettoyage, produit par produit et surface par surface, fera l’objet de notre guide dédié au plan de nettoyage de cuisine.
Contrôles sanitaires, Alim’confiance et sanctions
Depuis le 1er janvier 2024, la sécurité sanitaire des aliments relève d’une police sanitaire unique portée par la DGAL, au ministère de l’Agriculture. Cette réforme, que les publications professionnelles appellent aussi politique sanitaire unique, retire les contrôles sanitaires à la DGCCRF, qui conserve la loyauté et la qualité des produits, l’étiquetage, les signes officiels de qualité et les matériaux au contact des aliments. Le ministère annonce une hausse de 80 % du nombre d’inspections dans les établissements de remise directe, dont les restaurants, et la délégation d’une partie de ces contrôles à des opérateurs publics et privés.
Comment se déroule un contrôle sanitaire
Les contrôles hygiène alimentaire se déroulent sans préavis, pendant les heures d’ouverture. Les établissements de remise directe font l’objet de contrôles fréquents, sans calendrier communiqué à l’avance. L’inspecteur observe les locaux, les équipements et les pratiques, puis demande les documents qui prouvent vos autocontrôles.
- Le plan de maîtrise sanitaire complet, avec les procédures et le plan de nettoyage.
- Les relevés de températures des enceintes froides et chaudes, et les fiches de contrôle du nettoyage et de la dératisation.
- L’attestation de formation en hygiène alimentaire de la personne concernée, et la preuve qu’elle fait toujours partie de l’effectif.
- Les factures et bons de livraison qui documentent la traçabilité amont de vos produits alimentaires.
- Les résultats d’analyses réalisées par des laboratoires officiels, si vous avez fait analyser des échantillons.
D’autres contrôles administratifs, sur l’affichage des prix ou sur la licence de votre établissement, relèvent de services différents et suivent leur propre calendrier.
Le résultat publié sur Alim’confiance
Les résultats des contrôles officiels sont publiés sur le site Alim’confiance, accessible à tous depuis le 3 avril 2017, en application de la loi d’avenir pour l’agriculture du 13 octobre 2014. Quatre mentions existent : très satisfaisant, satisfaisant, à améliorer, à corriger de manière urgente. Une affichette vous est remise à l’issue du contrôle, que vous pouvez afficher en vitrine.
Les sanctions encourues
Les suites d’un contrôle sont graduées selon la gravité des non-conformités constatées.
- Rappel à la réglementation ou avertissement pour les non-conformités mineures.
- Mise en demeure avec délai de correction et nouveau contrôle, pour les non-conformités conséquentes.
- Amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 €, sur le fondement de l’article R. 237-2 du code rural et de la pêche maritime.
- Suspension d’activité ou fermeture administrative de tout ou partie de l’établissement, prononcée par le préfet en cas de danger pour la santé publique.
- 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende pour le fait de ne pas respecter une décision de fermeture administrative (article L. 237-2 du code rural).
- 5 ans d’emprisonnement et 600 000 € d’amende pour la mise sur le marché de denrées préjudiciables à la santé, ou l’abstention de les retirer (article L. 237-2 du code rural).
Le plan de maîtrise sanitaire, la traduction opérationnelle d’HACCP
Le plan de maîtrise sanitaire (PMS) rassemble tout ce que votre établissement met en œuvre pour garantir la sécurité des denrées. C’est la forme attendue de l’application des principes HACCP, et le premier document demandé lors d’un contrôle sanitaire.
Il s’articule en trois volets.
- Les bonnes pratiques d’hygiène (BPH), aussi appelées programmes prérequis. Elles regroupent les procédures d’hygiène de base : hygiène et tenue du personnel, plan de nettoyage et de désinfection, organisation des flux en marche en avant pour séparer le propre du sale et le cru du cuit, maintenance des équipements, lutte contre les nuisibles, gestion des déchets, qualité de l’eau.
- Le plan HACCP proprement dit : l’analyse des dangers, les CCP, les limites critiques, le système de surveillance et les actions correctives propres à votre activité.
- Le système documentaire : traçabilité amont, interne et aval, relevés de température, fiches de contrôle, gestion des produits non conformes, procédure de retrait et de rappel.
Un PMS se maintient. À chaque changement de carte, de fournisseur, d’équipement ou d’organisation, l’analyse des dangers se revoit : le règlement 852/2004 l’exige explicitement. La logique est celle de la roue de Deming, où la vérification alimente l’ajustement du plan.
Appliquer HACCP au quotidien en restauration
Sur le terrain, la démarche HACCP se joue sur un nombre limité de points de contrôle récurrents : les températures à la réception et en chambre froide, la continuité de la chaîne du froid, la séparation des produits crus et des produits prêts à consommer, les durées de vie et l’étiquetage des préparations, le plan de nettoyage, la traçabilité des lots.
Chacun de ces points se traduit en relevé et en enregistrement. C’est ce qui rend votre maîtrise démontrable le jour d’un contrôle.
Ce que Sysco sécurise dans votre approvisionnement
Votre plan de maîtrise sanitaire commence à la réception des marchandises. Sysco livre en tri-température : le frais, le surgelé, l’ambiant et le non-alimentaire arrivent en une seule livraison, partout en France en 24h, avec des véhicules et des process pensés pour tenir la chaîne du froid jusqu’à votre quai. Vous commandez en ligne 24h/24 et 7j/7 sur l’e-shop, ou auprès de votre chef de secteur.
Les bons de livraison et les factures que vous conservez constituent la traçabilité amont exigée par le règlement (CE) n° 178/2002. Producteur et distributeur, Sysco France fabrique une partie de ses produits dans ses trois Ateliers du Goût et dispose d’un laboratoire qualité interne et d’un service nutrition.
Côté entretien, la gamme Keystone™, issue de notre partenariat avec Ecolab et distribuée en exclusivité par Sysco, couvre le nettoyage et la désinfection des cuisines professionnelles. Elle s’inscrit dans les bonnes pratiques d’hygiène de votre plan de maîtrise sanitaire.
Questions Fréquentes
Trouvez rapidement les réponses à vos questions
Un plat chaud doit être maintenu à plus de 63°C jusqu’au service. La remise en température doit faire passer le plat de 10°C à plus de 63°C en moins d’une heure, et le refroidissement rapide de plus de 63°C à moins de 10°C en moins de deux heures. Ces seuils sont fixés par l’arrêté du 21 décembre 2009 et s’appliquent à la restauration commerciale comme à la restauration collective.
Chaque établissement de restauration commerciale doit compter au moins une personne formée à l’hygiène alimentaire dans son effectif, obligation fixée par le décret n° 2011-731 du 24 juin 2011. La formation dure 14 heures et ne peut pas se suivre intégralement à distance. Une personne justifiant de 3 ans d’expérience comme gestionnaire ou exploitant dans le secteur alimentaire, ou détenant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle inscrit sur la liste de l’arrêté du 18 novembre 2024 et délivré après le 1er janvier 2006, dispense l’établissement de cette obligation.
Les suites vont du rappel à la réglementation à la fermeture administrative en cas de danger pour la santé publique, avec une mise en demeure et un délai de correction dans les situations intermédiaires. Le non-respect des règles d’hygiène est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 €, en application de l’article R. 237-2 du code rural et de la pêche maritime. Le résultat du contrôle est publié sur le site Alim’confiance.
Le paquet hygiène est l’ensemble des règlements européens qui encadrent la sécurité alimentaire, en application depuis le 1er janvier 2006. Il comprend le règlement n°178/2002 sur la responsabilité de l’exploitant et la traçabilité, le règlement n°852/2004 sur l’hygiène des denrées alimentaires et les procédures fondées sur HACCP, et le règlement n°853/2004 sur les denrées d’origine animale. Ces textes servent de socle à la réglementation française, déclinée dans le code rural et de la pêche maritime.




